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Ofra Hoffman

 

          Danseuse de Bharatanāṭyam et comédienne, Ofra Hoffman a étudié le mime corporel à l’École de Mime Corporel Dramatique de Paris, ainsi que le Bharatanāṭyam avec Shalini et Malavika à Paris. Elle poursuit ensuite sa formation en Inde, à Chennai, auprès du maître Kuttalam M. Selvam pour la danse et l’art du nattuvangam, et auprès de Bragha Bessell pour l’art de l’abhinaya (la technique de narration utilisée dans ce style).

 

Sur scène :
          Ofra présente son arangetram (premier récital de danse indienne après plusieurs années d’étude auprès d’un maître) à Chennai en 2011, sous la direction de son professeur et chorégraphe Kuttalam M. Selvam et accompagnée par ses musiciens. Elle interprète ensuite plusieurs récitals de Bharatanatyam, présentant le répertoire unique de son maître, en Inde et à Paris.

Parallèlement, elle crée des pièces contemporaines inspirées de l’univers indien, telles que The Many Moods of the Sourcerer (présentée notamment au Delhi International Dance Festival et au Chennai Mime Festival), ainsi que des courts-métrages au ton comique et absurde, comme La Question TAKADHIMI, filmé dans un restaurant à Chennai, et Barbara, en hommage à sa grand-mère hongroise.

           En 2023, elle écrit Une femme est un artichaut, un seul-en-scène tragi-comique mis en scène par Patrick Rabier.

 

Recherche, documentation et pédagogie :
           En 2016, elle réalise un film documentaire consacré au travail de Kuttalam M. Selvam, l’un des derniers nattuvanars — maîtres héréditaires de la danse — et également son professeur et chorégraphe. Le film a été projeté en France dans le cadre d’une journée de recherche autour de la danse indienne à l’Inalco, en 2017 et ensuite, en 2018, au Centre Mandapa, dans le cadre d’une rencontre autour du l’art de Kuttalam M.Selvam. La projection a été suivi d’une conférence sur la danse donnée par Dr Tiziana Leuci, chercheuse au CNRS et d’un récital de danse interprété par Ofra.

En 2024‑2025, avec Joel Riou, elle collabore à un projet de recherche intitulé Le répertoire chorégraphique de Kuttalam M. Selvam, soutenu par une bourse du Centre national de la danse à Paris.

 

            Ofra enseigne la danse à Paris. Elle souhaite, à travers l’enseignement, préserver et partager l’héritage de son maître. Le répertoire, mais aussi un état d’esprit encourageant et bienveillant envers les élèves. La tradition, et une ouverture vers une évolution, créativité et réflexion.

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Quelques-uns de Créations et réalisations


2015-16:

Réalisation du film MASTER, documentaire sur le maitre M. Selvam.

(Première projection prévue en Avril 2017 à l’Inalco, Paris,

dans le cadre de troisième édition du festival Mouvement Emouvants crée par Mahina Khanum). 

Récital de Bharatanatyam dirigé par Maitre M. Selvam, French Alliance of Chennai.

 

2014:

Delhi International Art Festival The many moods Solo at Epicentre amphitheatre, Gorgaon

Récital de Bharatanatyam au centre Mandapa, Paris.

2013:

Tow Solos inspirés par l'art du Mime Corporel et du Bharatanatyam:
The Paper and The Many Moods

International Mime Festival, Chennai
Narada Gana Sabha main hall

2012:

Recital de Bharatanatyam centre Mandapa, Paris

2011:

Recital de Bharatanatyam, The open house for Indian art, Tel Aviv

Récitals dirigé par Kalaimamani Kuttalam M.Selvam et ses musiciens, Dakshinamurthy Hall, Chennai.

 

2010:

 Récital de Bharatanatyam  pour l'Ambassade de l'Inde à Berlin

 

2007: 

Danses de la région de Lotus, récital dansé et joué pour le Spring Festival, Rishon Lezion à Israel.

 

2004  - 2007: 

Les Têtes, une pièce de théâtre crée pour le Festival de Pièces Courtes à Tzavta, Tel-Aviv,

(écrite et jouée par Ofra Hoffman et Ruti Tamir, mise en scène et dramaturgie par Eyal Nachmias.

 

2003:

 Pance Naryaha ou Cinq Féminités spectacle de Bharatanatyam autour de la femme

représentée dans les mythes et les comptes hindous.

 

2000:

 Pushpanjali – Duo Bharatanatyam et Kuchipudi avec le danseur Raphael Masilkar,

Théatre Inbal, Centre Suzan Dellal, Tel-Aviv.

 

Point de vue

Tradition, innovation, transformation

 

            Ma recherche s'oriente vers la quête d'un langage scénique incorporant et fusionnant les éléments de la scène : danse et drame, musique et poésie. Assoiffée de rencontrer des approches diverses au-delà de ma connaissance occidentale de la danse et du théâtre, j'ai commencé mes premiers exercices en Bharatanatyam à Paris. J'étais charmée et émue par la découverte de cet art et particulièrement enthousiasmée par le style de Muttuswamy Pillai enseigné par Malavika. C'est l'émerveillement devant la richesse et la profondeur de cet art qui m'a poussé à partir vers l'Inde.

      Je suis amoureuse de la scène, dans toutes ses amplitudes et variétés, mon ardente relation avec le Bharatanatyam et avec la musique carnatique n’exclut pas mon amour pour par exemple le chant d’Umm Kulthum ou le cinéma de Marx Brothers.  Je crois profondément qu’un être humain est capable de contenir tout ça dans son âme!

          C’est mon maitre M. Selvam, model de persévérance mais aussi d’ouverture et de tolérance qui à sa manière m’a incité à suivre mon chemin, propre à moi, nourri de mon imagination.

 

 

 

De la presse :


"Ofra Hoffman fascine par sa grâce et son jeu d'acteur impeccable. La dévotion est très présente dans ses représentations"
        Chantal Ostorovitch, Jerusalem post, 2.1.2007,  Israel

Ofra Hoffman au centre Mandapa, 2012

"La danseuse a magnifiquement évoqué le rendez-vous donné au beau jeune homme sous un arbre. Ce qui m'a suscité le plus grand étonnement est que j'ai pour ainsi dire eu en permanence la sensation de lire un livre écrit dans une langue que je comprenais presque parfaitement. J'ai trouvé tout à fait limpide cette narration faisant appel à des éléments chorégraphiques aussi bien intuitifs que codifiés…"

 

Ofra Hoffman au centre Mandapa, 2014

"La pièce qui m'a procuré le plus de plaisir a été l'Alarippu à trois temps (Tishra Ekam Tala)…

 J’ai pu apprécier dans quelle mesure Ofra Hoffman revisitait cette pièce. Le nom Alarippu signifie floraison. 

L'interprétation a inclus le sens figuré, mais aussi le sens littéral : par sa gestuelle, elle évoquait l'éclosion des fleurs et le butinement des abeilles. C'était magnifique!"

 

Joël Riou

http://jriou.org/blog/00979.html

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